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Tome premier.
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POUR LA MARINE.

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alors en perte, chaque année, de 30,000 francs.

L’État, dans cette position , ne retrouve mêmepas ses frais de gardes, et ces bois, nous l’assurons,gagneraient considérablement si la concession, quenous réclamons au profit de la marine, s’effectuaiten lui attribuant toutefois et largement les moyens deles exploiter sans avoir égard au prix auquel lespremières productions reviendraient. Hélas ! onignore complètement, en France , que nous avons en-core des bois qui pourrissent sur pied, faute de moyensde transport, tandis qu’en 1 837, seulement, nous avonsreçu de l’étranger pour 31,171,931 francs de mâtureset autres bois pour constructions navales et civiles.(Voir, tome II, notre Tableau d’importation.)

Une fois les routes et les canaux achevés, la marine,outre son approvisionnement gratis, arriverait à met-tre eu peu d’années ses bois en coupes réglées à 25 ans,et, avec un affouage de 4,000 hectares par an, nousgarantissons qu’elle pourrait se faire aisément, en susde ce qui serait nécessaire à son service, en résidus decharpentes communes, merrains, planches, moulées,charbonnage et fagots, un revenu de 2,400,000 fr.(600 fr. l’hectare au plus bas). En un mot, tout cequi ne serait pas de premier choix ni propre aux con-structions navales serait façonné et vendu sur feuille,par adjudication; ce mode serait conforme aux ex-ploitations du royaume de Prusse , pays pauvre, qui,par cette considération, soigne ses intérêts de très-près, et fait abattre et exploiter les superficies de sesforêts pour les vendre sur place.