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Tome premier.
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AFFOUAGE

quelques autres provinces montagneuses, possèdent,encore des masses de forêts vierges, pleines d’avenir,mais regardées jusqu’à nos jours comme inaccessibles,propriétés qu’on ne peut même imposer, attenduqu’elles ne rapportent rien.

En Corse, par exemple, l’État a sous la main100,000hectares de futaies magnifiques, dont 20,000,environ , sont contestés par les communes, sansaucun titre, à ce qu’on assure ; on pourrait donc ,sans ôter un centime aux revenus du trésor, doterla marine de 20,000 hectares, au moins, sur celtecontrée, où elle trouverait à s’approvisionner de mâ-tures en premier choix , jusqu’à en revendre à lamarine marchande, égaux en qualité et dimension àceux de Riga , qui reviennent sur nos ports à l'énormeprix de 3,000 francs chaque; on aurait, de plus,des bois propres aux bordages des ponts, auxbarreaux des batteries, au revêtement d’une partie dela coque des vaisseaux, aux travaux de menuiseriepour l’intérieur des gros et petits bâtiments ; enfinon y exploiterait en bois de pin beaucoup au delà denos besoins. Ainsi on peut d’autant mieux faire laconcession générale, que nous demandons, qu’en 1836le produit moyen des bois a été, savoir :

Dans les Hautes-Pyrénées , de . 77 f. l’hect.

Hautes-Alpes. 45

Pyrénées - Orientales . . 36

La Corse.. néant.

Attendu qu’elle a une administration forestière qui

lui coiite annuellement 35,000 f., et n’en reçoit que5,000 de tous ses produits en bois; le trésor est