POUR LA MARINE.
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L’orme commun , sans nœuds et bien lilé, est cequ’il y a de mieux pour la quille d’uu navire. (Voirnotre article Orme , p. 86.)
Les chênes les plus propres à la marine sont lechêne à glands sessiles ou rouvre, quercus robur, etcelui à glands pédonculés, quercus pedonculata.Buffon, t. X, p. 211, accorde une préférence à cedernier ; il est plus beau, il est vrai, dans ses dimen^sions, mais il est plus poreux et, par conséquent,moins durable que le chêne-rouvre.
En résumé, avec 1 00,000 hectares de forêts on au-rait tout ce qui serait nécessaire pour l’approvision-nement de la marine française, et cette quantité nepriverait le trésor que d’une très-faible somme, parceque les bois qu’on concéderait sont aujourd’hui sansvaleur; mais, avec des chemins et canaux, et en lesexploitant avec intelligence, ils produiraient à nosconstructions maritimes, outre sa convenance pourtous les échantillons désirables , une qualité supé-rieure de bois et l’avenir de 2,400,000 fr. de revenunet, ainsi que nous l’avons établi, page 421, avec unapprovisionnement certain d’au moins 35,000 stères.
De 1820 à 1830, la consommation des bois aété, pour la marine royale, de. . . 49,000 stères.De 1830 à 1836, de. . . . 35,000
Maintenantelleestréduiteà. . 25,000
En supposant l’affouage entièrement en futaie, etfixant l’aménagement de 120 à 150 ans, on couperaitalors envirou750 hectares par an, qui contiendraient,au moins, 60 arbres par hectare, propres au service