POUR LA MARINE.
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avoir des futaies, à moins que ce ne soit pour agré-ment? Maintenant que la plus pauvre ménagère decampagne connaît l’art des placements à intérêtmieux que le grand Colbert (que cette réflexion neparaisse point inconvenante), on ne peut plus conser-ver les bois futaies. Les caisses d’épargne, les place-ments dans les entreprises industrielles, à terme fixeou en viager, sont, en outre, leur arrêt de mort. Il n’ya donc pas à hésiter, on ne doit pins avoir de futaiesque sur taillis, et encore modérément; déjà M. Le-grand, directeur général des forêts de l’Etat, par sacirculaire du 21 août 1839, recommande ce systèmesalutaire à tous les conservateurs des forêts de sonadministration, et c’est un grand pas fait vers laréforme que nous réclamons.
Le mode de futaies sur taillis adopté, nous con-seillerions à la marine de former ses réserves en chêneet orme, particulièrement sur les lieux élevés où il yaurait fonds de terre plutôt au nord qu’au midi etsur les rives et chemins, en ayant soin de les espaceravec intelligence, surtout de manière à ne pas écraserle taillis, et à ce qu’elles ne se nuisent point et reçoi-vent le plus d’air possible.
Dans les localités où les taillis seront presque sans va-leur, on pourrafaire du charbon, qui, par sa légèreté,s’exporte loin et se vend partout; couper à tire et aire,c’est-à-dire nettement, sauf les réserves qu’on déter-minera ou au furetage, suivant la nature du bois, ainsique nous l’avons indiqué, ou par éclaircies. Ce der-nier mode est en grande vogue maintenant dans les