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AFFOUAGE
restiers, et s’instruire de l’essence d’une culture qu’ilsignorent encore, quoique pourtant beaucoup plusfacile et bien plus simple que celle des céréales.
Elle n’cst toutefois pas comprise, nous le pro-clamons et répétons hautement, parce que l'hommene vit pas assez, et que, par sa nature, il est trop lé-ger, notamment en France , et pas assez constant dansses observations.
11 n’y a, au surplus, qu’un très-petit nombre deforestiers qui s’occupent véritablement de la partie quenous traitons, parce que même trente ans d’étude,dans l’état d'ignorance où nous sommes plongés, nesont pas suffisants pour pouvoir professer avec suc-cès la science forestière ; si pour nous la 'tâche estlégère maintenant, c’est que nous en avions le goût,et qu’elle a été la méditation et le travail de notre vieentière.
Nous le demandons , qui de nos jours aurait lecourage de coucher dans un taillis pendant vingt outrente ans et pourrait avoir la faculté d’étudier lavégétation d’un chêne pendant cent cinquante ans ?Il n’y a donc , pour suppléer l’homme dans cettelongue étude, qu’une école forestière qui se repro-duit, chaque année, par ses élèves, comme les taillispar les années et leurs coupes successives, en unmot qui ne meurt pas.
C’est alors par cette école qu’on peut véritable-ment espérer de connaître les secrets de la cultureforestière ; de la réduire aux plus simples élé-ments et surtout de la mettre à la portée de