POUR LA MARINE.
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l’intelligence la plus bornée et de Hier irrévocablementquelques points que la nature nous cache et surlesquels une expérience suivie et non interrompuedétruira toute incertitude; enfin, de manière à n’a-voir plus qu’à suivre, avec assurance de succès, uneroute tellement bien tracée qu’on ne pourra s’enécarter.
Pour conclure, nous dirons qu’il importe peu queles bois de l’Etat soient sous la direction de ^'admi-nistration générale des forêts ou sous la dépendancedu ministre de la marine, car ils seront toujours ad-ministrés pour le compte de l’État ; et rien n’obli-gerait d’ailleurs à modifier la direction des forêts, at-tendu que ses agents resteraient à leur poste pour lasurveillance des bois affectés à la marine.
Quant à nous, il nous est évidemment démontréqu’il est nécessaire qu’une partie au moins soit af-fectée au service du plus grand consommateur decette matière, et qu’on lui choisisse même les forêtsqui, par leur sol, peuvent donner les bois qui luiconviennent.
Il y a, nous ne saurions trop le faire sentir,un grand intérêt pour notre pays que cela soitainsi, surtout avant que les bois ne disparaissenten France ; en outre, nous avons la conviction quel’État y gagnera, d’abord comme exploitant, ensuiteparce qu’il pourra un jour, ainsi que nous l’avonsdit (ses routes d’exploitation achevées), avoir son ap-provisionnement en bois et deux à trois millions derevenu dans les coupes qui seront concédées à la ma-