POUR LA MARINE.
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l’urgence et le succès, et nous en sommes tellementconvaincu, que nous nous obligerions personnelle-ment, avec un nombre suffisant d’actionnaires parta-geant nos convictions et ayant même l’espérance desforts bénéfices, d’entreprendre l’exploitation des forêtsde futaies encore vierges faute de chemins, rivières etcanaux, que nous désirons vivement pour la marine,si on consentait à nous en faire l’abandon à la chargede construire d’une manière durable les voies néces-saires pour en jouir et en livrer les produits tant àla marine qu’au commerce.
Mais, dans l’intérêt de l’État et pour sa dignité, illui convient mieux de faire l’opération pour soncompte plutôt que de la livrer à la spéculation qui,pour y gagner davantage, ne ferait pas les chosesnoblement'et comme on doit le souhaiter pour un payscomme la France .
(Voir,'au II e volume, à notre chapitre Défriche-ment , ce que Buffon a dit en 1784, sur la disette desbois, et au même chapitre le discours de M. le comtede Martignac, sür les forêts.)