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AFFOUAGE
line, si toutefois elles sont faites avec soin et d’aprèsles principes que nous avons posés. Ce serait même,nous le garantissons, financièrement parlant, une ri-che opération que d’utiliser une masse de forêts sansaucune valeur, par suite de l’absence„des moyens detransport : il ne manque donc, pour cette réalisation,que des chemins; on est en veine d’en faire, qu’onn'oublie pas nos forêts.
On fera venir par eau, sur un trajet de cent lieues,des bois carrés à 50 centimes le pied cube; tandisque des Alpes ou des Pyrénées , pour quatre à cinqlieues de montagnes à franchir, on ne pourra effec-tuer le charroi à moins de 10 francs , c’est-à-direpour quatre fois plus que le bois ne vaut sur les••chantiers de construction.
En Amérique , où la houille ne manque pas, onen tire cependant d’Angleterre, parce que la houillevenue de ce pays coûte beaucoup moins que celle deslocalités, à cause des frais d’extraction et de transport.
On rend les bois de la Guyane française, au portde Brest , à 1 franc 50 cent, le pied cube, et à dixlieues de Paris , par terre , cela reviendrait au mêmeprix. Enfin, dans les chemins et dans les moyensd’extraire les produits de nos forêts montagneusesest toute la question pour la concession que nousconseillons ; avec de l’argent, et il abonde en France ,la solution en sera prompte et certaine si l’on daignes’en occuper ; elle aurait, en outre, pour nos appro-visionnements en bois, nous le dirons à satiété, lesplus heureux résultats: tout, en un mot, en démontre