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Tome premier.
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FORESTIÈRES.

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sionnés soit à cause îles planchers qui aboutissent tou-jours aux cheminées, soit par le rapprochement quia trop souvent lieu entre les poutres, les solives et lesfoyers ou conduits de chaleur, on devrait, ce semble,faire un plus fréquent usage des moyens indiquésjusqu’à ce jour pour donner aux bois, sinon uneincombustibilité complète, du moins pour les rendremoins inflammables : le moyen qui paraît le plusefficace est celui d’ôter à l’oxygène toute espèce decontact avec le bois; à cet effet, on doit l’imbiber dedissolutions salines formées par le sulfate d’alumine,communément appelé alun.

On pourrait également faire usage de potasse etde soude, particulièrement de cette dernière, connuesous le nom de sel marin ou de sel de cuisine ; mais,de tous les moyens efficaces pouvant retarder au moinsla combustion subite , on cite comme le meilleurcelui qui consiste à imprégner le bois avec, une les-sive vilriolique mélangée d’urine ; cette imbibitionpermet de l’exposer à un feu assez ardent sanscrainte qu’il s’enflamme ; il se charbonnc seu-lement et se consume cependant à la longue, maissans produire la moindre flamme : nous devons dire,toutefois , qu’il faut au moins quinze jours pour queles pièces de bois que l’on plonge dans cette lessives’en saturent suffisamment. (Voir, pour avoir des boisen bonne qualité, page 423, notre chapitre des Boisde marine.)