FORESTIÈRES.
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chent, ils se mettent en éclats et se brisent même sousle coutre du fendeur le plus habile.
Après un an d’abatage, quand la seconde sève entreen action (de février en avril), ces essences sont pres-que totalement corrompues, particulièrement le bou-leau et le hêtre, qui alors ne sont plus propres à l’in-dustrie; dès que le blanc de champignon commenceà couvrir leurs extrémités, comme pour tous les boistendres et poreux, tout alors est gâté, on ne peut pluss’en servir que pour la cuisine, et encore c’est uneéponge au feu qui jette plus d’eau que de flamme.
Dans des exploitations bien entendues, les boisblancs et le hêtre, pour chauffage, sont sciés dansleur dimension et fendus immédiatement, même avantd’être empilés; cela se pratique ainsi, spécialement dansles bois qu’on exploite au furetage, où l’on est obligéde mettre la moulée par quart grillonnée, en carréou triangulairement, à mesure qu’elle se façonne.Dans cellesà tire et aire où l’on établit de grandes pilesbasses, il y a, au contraire, avantage pour l’exploitantfaire empiler le bois de moule sans être fendu, etsurtout à pile pleine sans grillon; ensuite on donne àfendre tous les bois tendres et durs à forfait qui peu-vent se trouver mélangés, à 40, 50, 60 cent., et mêmejusqu’à 2 francs le décastère, plus ou moins, suivantque le bois est gros et qu’il y a du travail : il résulte dece mode que l’exploitant profite entièrement du bonde mesure que la fente produit, en choisissant toute-fois un fendeur adroit et soigneux pour que sa fentesoit plus productive et plus régulière.