FORESTIÈRES.
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que comme ornement; mais qu’on se rassure néan-moins ; la destruction amène à sa suite la reconstruc-tion ; la rareté en fera hausser le prix, et un jour lesbois seront la culture la plus soignée; c’est alors quenos instructions pourront être mieux écoutées.
SECTION XVI.
CONSERVATION DES BOIS EXPLOITES.
La première condition pour qu'un bois se conserve,c’est qu’il soit coupé, dans les régions tempérées, denovembre à janvier,- en un mot, quand la sève estsans action.
Le chêne et le pin se conservent parfaitement aufond de l’eau, particulièrement sous le vase ; ils s’a-méliorent après deux ans de dépôt, ils sont alors ex-cellents à employer, étant devenus plus durs et pluscompactes.
Ils ont aussi une grande durée, séchés à l’abriou sous des hangars non humides et aérés ; il en estde même de tous les autres bois, à l’exception del’orme et du frêne, qui, après trois ans de dessiccationsous des hangars, ont besoin d’être employés.
Le hêtre, le châtaignier, le bouleau, le tremble,l’ypréau et autres bois poreux, doivent être fendusou équarris trois mois après leur abatage ou arra-chage, au plus tard. (Voir, page 450, notre article dela Conservation des bois par la fente.)
En résumé, pour que toutes les essences puissentse conserver longuement, il faut, de rigueur, en ex-