Band 
Tome premier.
Seite
456
JPEG-Download
 

456

CURIOSITES

tirper entièrement l’aubier ; un aubier gâté est unegangrène qui gagne le cœur en peu de temps.

SECTION XVII.

LES MARQUES FAITES AUX ARBRES SE CONSERVENTAUTANT QU’EUX.

Lorsqu’il survient quelques contestations entre lespropriétaires riverains et qu’on a besoin de con-sulter la marque de chacun, il faut la chercher enabattant l’écorce qui la cache ; ce à quoi on parvienten dirigeant la hache sous l’endroit où l’on soupçonneque le'martelage a été fait, ce qu’on reconnaît facile-ment à la protubérance de l’écorce, ou à la cicatricedu marteau. Il nous est arrivé, ainsi que nous l’avonsdit dans notre article de martelage, page 247,d’abattre des arbres de plus de 100 ans, et detrouver la marque aussi fraîche que si elle eût étéappliquée la veille.

Pour que cela soit ainsi, il faut que le martelagesoit fait avec soin, non sur l’écorce, mais à vif, surl’aubier. Lorsque l’entaille n’est pas trop forte, elle serecouvre promptement d’une écorce nouvelle , sur-tout quand c’est un baliveau de premier âge, à moinsque, par suite d’une entaille mal faite, il ne s’établisseun cautère ou un suintement qui la pourrit, elle ettout le bois qui l’entoure ; autrement, la marque se-rait entière et très-apparente, et se conserverait aussilongtemps que l’arbre.