DES ARBUES FORESTIERS.
471
qui y introduisent plus ou moins la putridité, sui-vant l’exposition de la forêt.
Le bois fortement imprégné de gélivure n’est bonqu’à brûler; cependant, quelquefois, comme la géli-vure ne tient qu’une portion de l’arbre alors dans cequi n’est pas gâté, on en détache à la cognée ou à lascie tout ce qui est gélivé, et on débite en industriece qui est encore sain,
§ 3.
DE LA CADRANURE.
Cette maladie est un signe de vieillesse ou un com-mencement d’altération de sève et de pourriture; c’est,en un mot, une gélivure renfermée dans le cœur del’arbre.
Les fentes qu’elle occasionne traversent les cer-cles concentriques et semblent figurer les lignes ho-'raires d’un cadran ; c’est ce qui lui a valu le nomde cadranure. On ne rencontre que dans les vieuxbois cette défectuosité qui, souvent, ne va qu’à quel-ques pieds au-dessus du tronc ; au delà , si l’arbren’est pas trop décrépit, on peut encore le mettreen merrain, planches, lattes, échalas, et en essionne,,espèce de petit merrain servant de tuile pour la cou-verture des bâtiments, qüe dans certaines localités onpeint en bleu ardoise ou de diverses couleurs. En ré-sumé, la roulure, la gélivure, la cadranure sont desplaies forestières causées à peu près par les mêmesaccidents, sauf celles au nombre de cinq dont nousavons donné la description, page 468.