CONCLUSION.
En composant notre ouvrage, nous avons eu ungrand projet d’utilité générale et particulière ; heu-reux si nous arrivons au but que nous nous sommesproposé.
D’abord nous avons tracé l’état ancien et actueldu régime forestier en France , nous l’avons considérédans l’avenir comme touchant à sa perte , si ce sys-tème irréfléchi.et sans principe n’est pas changé.
Nous avons, en conséquence, exposé nos vues d’a-méliorations, appelé l’attention des grands proprié-taires forestiers en mettant à nu (peut-être pas avecassez de ménagement) l’incurie forestière, afin qu’ilsnous secondent dans ces idées de réforme et nousaident de leur concours, spécialement pour déter-miner le gouvernement à donner l'exemple d’une di-rection nouvelle, ferme et puissante, dans l’adminis-tration générale des bois de l’État et des communes.
La F rance, par son climat et sa position géogra-phique ,' a le plus pressant besoin d’améliorer sonsol forestier, qui tend à disparaître sans quon s’enaperçoive , notamment par la persuasion où l’on estque, depuis le secours de la houille, l’abondance ducombustible est telle, qu’elle ne s’épuisera jamais.
Ne partageant pas cette trompeuse sécurité, nousnous sommes attaché à présenter notre système deréforme par des faits frappants de vérité et pardes moyens simples et rationnels; ils auront leur