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Tome deuxième.
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EXPLOITATION

où il n’y en a pas, ei à faire surtout parade de leuramour pour l’administration des bois qu’ils exploitent:c’est un rôle qu’ils parviennent souvent à jouer, nonsans quelque succès, en prétendant hautement que nosforêts ne peuvent être mieux exploitées que par euxou leurs facteurs; comme nous avons la conviction ducontraire, et que c’est en outre contre la nature deschoses, nous croyons utile d’en avertir nos lecteurs, etnous ajouterons mêmeque nous plaignons sincèrementles personnes qui ne voient leurs propriétés que par lesyeux de ceux qui en achètent les produits, et qui,par conséquent, s’ingénuent fiour leur destruction;nous serons facilement compris en rappelant ce vieiladage forestier, qui dit que de confier la coupe deses bois à celui qui en fait l’acquisition, c’est donnerses brebis «à garder au loup. La culture etl’exploitation des bois procurent, au surplus, desjouissances continuelles, sans donner aucun souci,quand toutefois on a un garde actif et surveillant.M.Deiamarre, dans son ouvrage sur la création d’unerichesse millionnaire, a dit, page 217, que c’estune école de bonnes habitudes, de mœurs douceset de bons sentiments.

C’est pourquoi nous voulons que tous les pro-priétaires de bois fassent leurs coupes par eux-mêmesou par leurs gardes (*), en ayant soin d’éloigner lesintermédiaires intéressés à un produit quelconque,devant exclusivement tourner à leur profit.

(*) Se procurer un garde exploitant ; voir ce que nous disons, articledes devoirs des agents forestiers, page 339- I er volume,