Band 
Tome deuxième.
Seite
3
JPEG-Download
 

Î>ES Sots.

3

Dans cette vue, pour prévenir les dilapidations ettoute espèce de contrariétés d’exploitation; en unmot, pour que les propriétaires soient maîtres surleur terrain, nous leur conseillons donc, comme lameilleure opération forestière , de ne vendre lessuperficies de bois que lorsqu’elles sont exploitées,mises en bon ordre et comptées sur les routes,chemins, places vides du bois, en chantiers, sur lesports des ruisseaux ou rivières flottables.

Pour en procurer tous les moyens aux propriétairesexploitants et même avec plus de succès que les mar-chands, qui, en leur qualité de nomades, ne sont pasaussi favorablement placés et ne peuvent, par consé-quent, obtenir aussi facilement qu’eux de rabais sur lesfaçons, ni commander aux ouvriers avec autant d’avan-tage, et ne sont pas, au surplus, en position d’apprécieraussi bien les besoins de la localité, ni de se fixer surle choix des acquéreurs de leurs marchandises; enfin,pour qu’on puisse éviter les écueils que l’on redoutedans une exploitation de bois* nous ne craindrons pas,dussions-nous un peu fatiguer nos lecteurs, de mul-tiplier les exemples et les instructions, dans l’inten-tion que les propriétaires se rendent à nos conseils etse mettent notamment à l’abri des abus infinis quel’on est forcé de tolérer dans les coupes faites parle commerce : car, pour avoir un fagot de plus, dela misérable valeur de 10 centimes, les marchandsn’hésiteront pas à causer pour 100 francs de pré-judice au sol forestier, quand ils n’en sont pas res-ponsables ; nous allons donner la preuve de cette