DES BOIS.
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s’approvisionnait, il y a 20 ans, des inerrains d’A-mérique, venant de Norfolk ; maintenant on en tiredu royaume de Naples, particulièrement de la Cala-bre; on en reçoit aussi de la Dalmatie par Fiume surl’Adriatique et à des prix si modérés par la concur-rence, que la haute et basse Bourgogne pourraient enobtenir avec avantage de Marseille et du Havre ; àMontpellier,le merrain de 52 pouces (1 m. 408 mil.),en première qualité, esta peu près au même prix quecelui auxerrois, de 812 mil., lequel, en outre, estbeaucoup moins épais.
Nous croyons devoir terminer nos observations surla fabrication et l'emploi du merrain en ajoutant encore:
Qu’un millier de merrain à feuillette, résidu de plusde 300 pieds cubes de bois en grume, après un and’exploitation, ne pèse que 2,540 kilogrammes;on peut donc admettre que le merrain, du prixsur feuille de 350 fr., seulement le millier, dansles localités où la solive est à 3 fr., présente au moinsun bénéfice d’un tiers sur la charpente, et peut en-core entrer en concurrence avec elle lorsqu’elle estmême à 5 fr., parce que le prix s’élève en raison decelui de la charpente, excepté aux environs de Paris ,où le tonneau est à vil prix par l’immense quantitéde futailles vides que la consommation de cette villemet chaque jour sur le marché.
En résumé, on pourra aisément, nous nous en flat-tons au moins, vérifier les faits que nous venons d’ex-poser et se convaincre, avec nos calculs et nos rensei-gnements, que le merrain est d'un très-bon produit.