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EXPLOITATION
précisément et positivement de la mesure dechaque localité.
Nous les inviterons, en conséquence, à surveillerattentivement le fendeur, pour qu’il donne aumerrain la longueur, la largeur et l’e'paisseur con-venables, même une ligne en sus de l’usage; ils doi-vent tenir encore à ce qu’il soit entièrement purgéd’aubier, et notamment éviter qu’on ne mette dansle merrain du bois roulé, gélivé oucadrané; unseul morceau taré, aperçu par le marchand dé-bitant, lui ferait croire qu’il y en a beaucoup, età aucun prix il n’en voudrait; un tonneau où il estentré une douve ou un fond en bois gâté est à refaire,le vin n’étant en sûreté qu’avec du bois sain et prisentièrement dans le cœur.
Au surplus, c’est un fait constant que la marchan-dise bien étoffée se vend toujours bien ; il n’y a dechance pour la médiocre quedans les années de disette;nous ajouterons qu’on doit d’autant plus craindre defaire de la mauvaise marchandise en merrain, qu’ellese détériore beaucoup plus vite que celle de bonnequalité.
Le merrain se fabrique particulièrement dans lescontrées éloignées des grandes populations où le boisde charpente a peu de valeur, ou dans des masses deforêts encore vierges, attendu qu’il peut s’exporter,à peu de frais, à de grandes distances par le flottage etmême par voiture.
Les immenses forêts de chêne des bords de la Bal-tique étant presque épuisées, le midi de la France