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Tome deuxième.
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EXPLOITATION

c’est-à-dire que, dans une exploitation faite d’oc-tobre à janvier, on nura cinq décastères, tandisqu’en la faisant à l’écorce d’avril à juillet on n’enaura au plus que quatre.

Cette exploitation, nous ne saurions trop le répé-ter, fait beaucoup de mal au fonds ; le dixième dessouches meurt, même en terrains propices , tels queles sablonneux ou de gravier et chauds ; sur les fondsfroids et en pleine forêt, c’est un cinquième au moins.

Dans les localités où l’on ne fait pas d’échalas, àmoins que le prix de l’écorce ne passe 8 centimesle kilog. ou 100 francs environ les 104 bottes,de 114 centimètres de long et du poids de 13 à 15kilogrammes la botte de 1 mètre 29 millimètres detour (3 pieds 2 pouces), il n’y a pas d’avantage à enfaire.

L’échalas , pour être conservé, doit être sansécorce; et comme c’est, en outre, un produit indus-triel qui, en certaines localités, rapporte plus que lebois de chauffage, alors le besoin etl’habitude d’en fairedéterminent souvent les exploitants à couper en sève:usage meurtrier, auquel tout bon propriétaire doitrépugner , parce qu’on coupe le bois précisémentau moment de la plus belle végétation, et quandon désire vivement et avec raison tout détournerde lui pour le laisser pousser librement.

Beaucoup de propriétaires cependant, quoique très-versés dans la culture forestière, mais sans y avoirbien réfléchi sans doute, ou probablement dans unedisposition d’esprit favorable à l’écorcement, préten-