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Tome deuxième.
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EXPLOITATION

forts que ceux de nos grands fleuves et ports de mer ;ces bateaux servant plutôt à transporter les étoffes deflottage et à la direction des flots de bois qu’à con-duire des passagers ou voyageurs.

Un arbre propre à faire des planches à bateaux estde premier choix ; il faut qu’il soit trés-saio, sa tigesans nœuds jusqu’à 30 pieds (9 m. 745 mil.), et qu’ilporte au moins 16 pouces (433 mil.) d’équarrissage.

Étant de cet échantillon, ils sont recherchés et sepayent le double de la valeur des bois de charpenteordinaires : ainsi, quand ce dernier est à 5 francs lapièce, on vend un arbre à planches à bateau 10 et12 francs la solive ou le décistère, 3 et 4 francs lepied cube; comme il a ordinairement 28 à 30 piedsde long (9 m. 96 mil. à 9 m. 745 mil.), à ce der-nier chiffre sur 20 pouces (541 mil.) d’équarrissage,il contient 27 solives 56 pouces, à 10 francs, seule-ment, revient, brut, à 277 francs 60 cent.

Dans un pareil arbre on trouvera 11 planches de20 lignes (45 mil.), d’épaisseur chaque, sur 5 toisesde long (9 m. 745 mil.), qui, avec les frais de sciage,reviendront à 300 francs ; ce sera donc environ 5 fr.50 c. la toise (1m. 949 mil.), mais on aura dequoi fabriquer deux bateaux dont les prix sont com-munément, pour la première classe, de 350 francs,—-2' classe, 300 francs,—3 e classe, 240 francs, garnis,en outre, de leurs chaînes en fer et cadenas.

Ces bateaux peuvent aisément durer dix ans, et,bien entretenus, jusqu’à 15 et 18 ans ; les réparationssont évaluées de 10 à 15 francs par an.