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EXPLOITATION
leur propose telle ou telle espèce de marchandise.
Par exemple , qu’on offre à un charron des raisou autres bois très-propres à être employés encharronnage, il dira qu'ils ne sont point à sa con-venance, et il les refusera, ne fût-ce que pour lesavoir plus tard à un bas prix , ou en quelquesorte pour se venger de ce qu’on exploite son in-dustrie ; il ne manquera jamais alors de se plaindreque telle espèce sera débitée trop mince, trop courte,ou que l’équarrissage aura été mal fait, etc.
L’industrie est profitable, sans doute ; mais, quandla vente en est assurée, nous ne saurions trop enprévenir nos lecteurs.
Pour des rais, il faut un chêne portant au moins8 à 9 pouces de diamètre ( 217 à 244 millimètres),de 60 à 80 ans au plus, avec peu d’aubier.
Les meilleurs proviennent du chêne gravier, en lesprenant dans le pied de l’arbre surtout; les timonspour charrettes n’étant que de forts chevrons; on doitles vendre à la toise (voir ce que nous disons despetits bois d’équarrisage, pages 15 et 16).
SECTION XXVIII.
SOUCHES ET SOUCHONS.
Lorsqu’un bois est fourni de vieilles souchescreuses ou en partie pourries, il faut, dans ce cas,y faire des souches, d’autant qu’il n’y a pas de meil-leur chauffage; cette opération, exécutée avec intelli-gence et sagesse, sur un terrain élevé notamment,ranime la végétation, le bois se regarnit, et alors