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Tome deuxième.
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DES BOIS.

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c’est une exploitation salutaire ; mais, toutefois, nousdevons prévenir que l’essouchage s’elfectue souventau grand préjudice du fonds, particulièrement dansles contrées où il est d’un usage annuel : or, souchesou non, il faut en faire pour le chauffage de tous lesintéressés à l’exploitation, et pour cela on coupe lessouches pleines de vie, et les nourrices des plusbeaux jets de taillis, on les arrache même jusquesur leurs racines ; les terrains légers, sablonneux, lesgraviers et fonds arides s’en arrangent assez bien ,mais on perd ceux d’une riche végétation, spéciale-ment sur fonds aquatiques et froids.

Les plus riches lances de taillis viennent toujourssur souche : on s’étonne quelquefois de ce qu’un boisqui produisait 4 et 5 décastères n’en donne plus que2 à 3; c’est à un essouchage et à un élagage ouessartage trop forts ou mal exécutés qu’on doit, engénéral, en attribuer la cause-

Ces opérations sont meurtrières et anti-forestièresau dernier degré, quand elles sont mal dirigées, et envue surtout d’avoir le plus de produit possible : c’estdonc à cette cupidité imprévoyante et à l’ignorancetotale des premiers principes de la végétation qu’ondoit notamment attribuer la diminution dans lesproduits de nos forêts ; en voulant forcer la natureou la violenter, on y gagne rarement.

Il faudrait avoir aussi l’habitude de couvrir les sou-ches au-dessus de 70 ans d’une couche de terre (4 pou-ces au moins, ou 108 mil.); en fonds froids, 2 à 3 pou-ces (54 à 81 mill.) peuvent sufïire, et ce en plaçantla terre sur le tronc, immédiatement après les avoir