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Tome deuxième.
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DES BOIS.

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Pour qu’un empilage soit productif, il faut 1°queles bûches soient bien ébranchées et sciées droit.

2° Plutôt en piles basses qu’en piles hautes ; parcequ’il est d’usage, dans le commerce de bois, de donner3 à 4 pouces (81 à 108 millimètres) à chaque pileau-dessus de la pige en boni de mesure; ayant deuxpiles pour une, on gagne 3 à 6 pouces (81 à 162 mil-limètres) au moins; autrement une pile haute seraitplus avantageuse à cause du tassement.

3° Que les piles soient contenues par des piquetsà chaque extrémité, plutôt que par des roseaux ougrillons, attendu qu’un empilage en grillons perdun quart, comparé à son même volume, c’est-à-direempilé sans être croisé ; cependant, sur les ruisseauxet les ports où l’empilage est considérable et se faitaux anciennes mesures, comme on ne peut souventcontenir les bois dans les piles sans grillons, il y aperte à éprouver pour celui à qui on livre de très-petites piles et avantage dans les grandes ; aussi, surbeaucoup de ruisseaux, on donne le grillon franc;sur d’autres, la moitié ; enfin, le moins, un pied et unpouce qui ne comptent pas, ou bûche et carrière.

Sur quelques ruisseaux flottables du Nivernais,comme au temps où le bois ne valait que 10 fr. lacorde, on livre encore à la grande mesure de dixpieds de long sur cinq pieds de haut, avec bûchesau-dessus et au-dessous de la pige, enfin bûchefranche ou carrière et grillon, au bout de chaquepile, ou quatre grillons non payables par cent et le21 e en sus quelquefois ; en outre, tous les pieds et gros