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EXPLOITATION
mettre en trinquet, au fur et à mesure de l’équarris-sage ; on ne doit pas la laisser longtemps sur l’atelier,parce qu’elle se gaspille facilement, et qu’elle devientà rien quand on la néglige; le bûcheron, dans lesexploitations, ne se fait aucun cas de conscienced’en prendre pour entretenir son feu et préparer sesaliments ; pour comble de gaspillage, dans lesexploitations d’hiver, on en pave les chemins,et de cette manière il s’en perd beaucoup dans laboue.
SECTION XXX.
EMPILAGE DES BOIS.
Il y a quelquefois une différence de 15 à 25 pour 0/0d’un mauvais à un bon empilage.
Un empileur habile pour un exploitant, surtoutquand il achète les produits d’une vente, et qu’ils’est chargé de l’empilage , est un ouvrier pré-cieux.
Les piles doivent être droites, pas plus élevéesd’un côté que de l’autre, et les bûches bien encadrées,sans provoquer, par leur mise adroite, de justes ré-clamations. Tout dépend, dans ce métier, de la ma-nière de caser les bûches et de les placer utilement ;c’est un art que l’intelligence, le tact et l’expérienceeuls peuvent apprendre.
Il y a des ouvriers qui travaillent toute leur vie àl’empilage et qui ne peuvent réussir à cet état ; aussiles empileurs de choix sont-ils très-recherchés.