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CHARBONNAGE,
Il y aurait donc tout à la fois sûreté et avantage àacheter le charbon au poids ; plus il serait lourd etplus il aurait de durée au feu. Nous avertissons tou-tefois que, lorsqu’il est cuit à la légère, il est ordinaire-ment rempli de fumerons, pèse beaucoup plus alorsque du charbon très-cuit et a très-peu de qualité, no-tamment pour les forges. Il se casse infiniment plusque celui cuit en trois et quatre jours, qui, en termesde charbonnier, a du recuit et se maintient presqueentier dans la mesure, où il fait, en outre, de grandsvides pour l’avantage du livreur. Enfin de toute ma-nière il y a perte pour le marchand et encore pluspour le consommateur quand le charbon n’est cuitqu’à demi.
SECTION VI.
CUISSON DES CHARBONS.
Le charbon pour les cuisines n’exige pas autant defeu ni de recuit que celui pour les forges à fer; il doitêtre fait dans de petits fourneaux de quatre à septcordes, qui, en proportion, rendent toujours plus queles grands et sont promptement cuits (en trente-sixheures). Un charbonnier habile et vigilant, quand sonfourneau est à point, le fait flamber à le croire perdu,puis l’étouffe habilement. Cette façon, exécutée entemps utile, rend beaucoup de charbon ; mais, pourse la permettre avec toute sécurité, il faut que lesfourneaux soient murés en quelque sorte, c’est-à-dire entourés de bourrées ou de claies empaillées,pour les garantir du vent, à l’effet de pouvoir enmaîtriser le feu et en suivre les oscillations : sans cela,