CHARBONNAGE,
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des fourneaux, dans un tas où tout est mélangé et engrand désordre, tandis qu’en piles, en le plaçant, surleurs brouettes, il s’échantillonne aisément, et arrivéau pied du fourneau rangé en bon ordre, le gros,le menu et le petit sont mis immédiatement etd’une seule brassée à leur place. C’est une assertionà vérifier; mais, quoi qu’il en soit, que de bien neferait-on pas en sortant le charbonnage du bois surdes chemins ou sur un rond-point avant la poussedes renaissances du taillis! chose qui n’est pointencore en usage en France , parce que les maîtresde forges ou marchands de bois, dans la craintede se gêner, soutiennent très-afïiruiativemeut quec’est impossible : au surplus, nos lecteurs, sansêtre exploitants, en jugeront par les calculs ci-dessus.
La sortie des moulées, charpentes, bourrées et detous les produits d’une exploitation faite en masse surun chantier ou lieu commun, présenterait encoremoins de frais eu proportion et plus d’avantage, parcequ’on en vendrait mieux les produits d’une part, etd’autre part que l'on ferait avec beaucoup plus de fa-cilité, la nuit comme le jour, la’voiture des marchan-dises réunies sur un seul point, bien rangées et empi-lées, que dans le milieu d’une exploitation pleine detrous, d’où l’on aura tiré des pierres ou du minerai,encombrée ensuite de bourrées et autres marchan-dises gisantes sur place, par des troncs d’arbres malcoupés et formant à chaque pas des bornes, enfin donton ne peut s’arracher même à cheval en plein joui