CHARBON ET HOUH.I.K.
1.17
Nul doute, pour nous, que la vidange des produitsd’une coupe de bois, avant la pousse des renaissances,serait une opération dont on recueillerait de grandsavantages; cependant cela ne se fait pas, et ne se ferapas de si tôt, faute de réfléchir qu’il y a meme profitpour l'exploitant à le faire. (Voir notre article surla Vidange des Bois, page 288, I er vol. )
Voilà de ces vieux abus , de ces préjugés inexpli-cables que nous signalons hautement pour qu’onnous aide à les détruire ; et, en faveur de cette inten-tion, on nous pardonnera, sans doute, la longueurde notre digression, en faveur de la vidange destaillis. Revenons à la cuisson des charbons.
Dans les constructions de fourneaux, on doit com-mencer, d’abord, par bien labourer et arranger leterrain, et, lorsqu’il y a pente, le redresser, en y por-tant de la terre pour niveler et arrondir la place.Ensuite, il faut avoir soin de placer le gros boisdu côté de cette pente, comme étant plus capablede supporter la grande action du feu, qui se fixeratoujours avec plus d’intensité sur ce point mobileplutôt que sur les autres.
Sur une place naturellement unie on mettra, aucontraire, tout le gros au centre et le plus petit auxextrémités, ou l’on s’en servira avec raison pourfermer les interstices du fourneau.
Nous recommanderons donc surtout au dresseurde bien soigner la construction de son fourneau,et notamment d’être attentif à remplir ses rangs,de même à mettre de côté les tortillards, ou, mieux,