CHARBONKAfiE,
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bres qu’on met en industrie et qu’on y ajoute pour lefaire passer; à moins que ce ne soit en châtaignier,cette essence, même âgée, fait un assez bon charbonpour les forges.
Nous ne terminerons pas l’article de la carbonisa-tion sans consigner ici cette pensée, qu’en coupant lecharbonnage seulement à 9 ou 10 pouces ( 244 à271 millimètres), longueur ordinaire du charbon,et en le mettant à l’abri quelques mois avant del’employer, pour le faire bien sécher et le dégager detoute son humidité, il pourrait alors remplacer lecharbon; nous pensons donc qu’en le mélangeantbrut dans les hauts fourneaux avec le minerai et lacastine, en vue de prévenir et mettre à profit laperte des 2/3, au moins, que la carbonisation faitéprouver au bois, cela pourrait être une opérationavantageuse.
L’idée que nous venons d’exposer paraîtra proba-blement singulière, inexécutable, nous ne le con-testerons pas ; cependant on nous assure qu’en Rus-sie on en fait usage et avec succès. Quelle qu’elle soit,au surplus, nous la soumettons à la méditation desmaîtres de forges, avant l’unique désir qu’ils en tirentprofit, ce qui se pourrait d’autant mieux, ce noussemble, que nous avons l’exemple des verreries oùla houille n’est pas en usage et qui chauffent leursfourneaux avec de la charbonnette séchée au four,ce qui procure un feu des plus violents.
Si nous sommes entré dans de longs développe-ments sur la carbonisation, c’est parce qu’avec les bois