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Pour les bois durs au contraire, il faut, en ternieforestier, qu’ils soient coudrés, c’est-à-dire biensecs. Une corde de bois de chêne, quoique fortementdiminuée de poids et de volume, produira plus decharbon, lorsqu’elle est cuite au bout de six mois ouun an, qu’après trois mois de coupe ; mais, pour lesforges et fourneaux, la meilleure cuisson et qui gagnedix pour cent est en mai et juin, époque où il prendplus de qualité ; en septembre, quand le temps estbeau, c’est encore mieux, uniquement parce que lebois est plus sec et dégagé de ses parties aqueuses etparce qu’en outre le feu est moins intense que par leschaleurs du printemps; aussi les nuits longues et fraî-ches sont-elles très-favorables à la carbonisation : onobtient alors quantité et qualité.
Dans les grandes sécheresses, quand il n’y a au-cune rosée dans les bois, qu’on ne peut couvrir lesfourneaux qu’avec une terre brûlante qui n’a aucuneconsistance, et qu’on n’a pas d’eau pour les arroser,il faut attendre les fraîches nuits de septembre et sus-pendre la cuisson de charbon pendant un mois oudeux, autrement on éprouverait une grande perte;il faut même plutôt cuire sous la neige que par unegrande sécheresse.
Les taillis de quinze à vingt-cinq ans d’âge pro-duisent les meilleurs charbonnages. Dans ceux detrente ans et au-dessus on en fait peu, et il a moins dequalité à mesure qu’il avance en âge. Celui de futaie,qui n’est pris que dans les branchages, aurait peu de'valeur sans les recoupes, les faux bois d’éclats des ar-