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CHARBONNAGE ,
les forêts qui le couvraient, ainsi que tout ce qui sesera trouvé sur son passage, et en même temps amon-celépar quantités immenses les résidus, soit par le chocde l’ébranlement général, soit par les flots, et consé-quemment dans certaines localités beaucoup plus quedans d’autres. Ce qui vient à l’appui de cette opinion,c’est que les houillères sont situées dans les partiesinclinées du globe et aboutissant aux mers, commela Belgique , l’Angleterre, et le bassin du Rhône; enoutre,qu’elles sont infiniment plus riches et plus com-munes au nord, où le bois vient mieux, comme tousles végétaux, qu’au midi; qu’enfin les lits y sont beau-coup moins garnis, et que là, en un mot, où elles ontune profonde couche, qui, nous en conviendrons, ne setrouve nullement en rapport avec le produit d’uneforêt, elles ont néanmoins peu de longueur.
Ensuite les couches sont d’une variété etd’une inégalité qui ne nous laissent véritablementaucun doute que la houille n’est qu’un bois brûléavec toutes sortes de plantes et autres matières, dansune révolution terrestre : aussi avons-nous toutecertitude morale possible que la houille ou charbonde terre est bien certainement le produit de forêtsbrûlées jusque dans leurs plus profondes racines etréduites en charbon par un incendie immense etsimultané qui mettait tout en fusion, ce qui fait quele charbon de terre est plus noir que le charbon debois et, en outre, est un mélange et un composé departies ligneuses, bitumineuses, sulfureuses, ferru-gineuses et autres, qui l’ont rendu beaucoup pluslourd et plus compacte que le charbon de nos forêts.