CHARBON ET HOUIELE.
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En examinant un bloc de houille allongé, ayant laforme d'un tronc d’arbre écartelé, on remarque très-distinctement les mailles du bois ou lignes verticalessemblables à la trame d’un tisserand, qui s’étendentdes racines à la cime; on distingue même encore lebrillant des veinures ou facettes appelées miroirs,si remarquables dans le chêne et le hêtre. *M. Séguier fils, savant distingué à qui nous avonscommuniqué notre opinion sur la houille, non-seu-lement l’a approuvée, mais a ajouté qu’on pouvaitencore parfaitement distinguer les essences dans plu-sieurs houillères, que pour certain on y avait trouvédes troncs de palmiers entiers, que Cuvier en avaitaussi découvert dans le bassin de la Seine , quoique cetarbre ne soit pas indigène et qu’on ne le rencontrequé dans lès climats chauds; ces deux opinions, qui,à nos yeux, sont d’un grand poids, nous confirmententièrement dans la pensée d’un bouleversement, quia déplacé le monde et changé les climats, et a fait unvaste fourneau de plusieurs forêts accumulées parles convulsions de la terre, ou peut-être par les flots,ainsi que nous l’avons dit,ce qui explique aujourd’hui,ce nous semble, l’inégalité des couches de la houille.En Angleterre, la houille qui a jusqu’à 28 pieds decouche, qui produit 250 millions par an et occupe lavingtième partie du territoire, doit, dit-on, suffire àune consommation de trente siècles ; c’est beaucoupsans doute, mais enfin un terme d’épuisement est fixé,comme en toute chose, même dont on croit ne voirjamais la fin, ainsi que de tout ce qu’on a en abon-