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Tome deuxième.
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DB LA VENTE

porte peu de profit et souvent est rendu avec usure,parce qu’il arrive que pour continuer ce jeu, siagréable quand il réussit, et ensuite pour avoir unepart plus forte au gâteau, on fait de très-mauvaismarchés : aussi les marchands de premier ordrene s’y livrent jamais qu’à regret.

Pour achever, en définitive, le tableau des intel-ligences du commerce contre les propriétaires, nousallons raconter l’histoire d’un officier de cavalerie qui,pendant l’automne de 1679, traversant un jour la forêtde Fontainebleau, tomba, sans pouvoir fuir, dans ungroupe de marchands de bois qui attendaient la maî-trise des eaux et forêts pour se trouver à l’adjudica-tion d’une grande masse de bois. « La diversité des« figures, des costumes, des barbes plus ou moins lon-<( gués, des têtes plus ou moins mal peignées, tout dans« ces hommes rassemblés était tellement étrange, qu’il« les prit pour des voleurs ; il se trouvait lui-même« dans une tenue fort négligée, et tout couvert<( de boue : alors, en vue de se soustraire au danger« dont il se croyait menacé, il eut l’idée de s’introduire« parmi eux comme un des leurs, et ne négligea rien« dans cette circonstance impérieuse, pour imiter leurs« allures ; il attacha son cheval à un arbre, retroussa« sa moustache, croisa ses bras et se promena comme«*eux; il excita aussitôt un grand mouvement de cu-« riosité : après beaucoup de chuchotements, un des« chefs vint lui demander ce qui le conduisait dans« l’assemblée; il lui répondit que c’était pour les