des superficies de bois.
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Cette association nombreuse, criarde et tumultueuseest souvent tellement compacte que, malgré leslois les plus sévères, on peut rarement la déjouer.Sous l’empire, quand Napoléon était à la tête deses armées, les bénéfices de ces sociétés, appelésrevidages, se sont élevés, lors de certaines grandesventes de bois de la couronne et de l’Etat, jusqu’à100,000 francs et plus(*), qu’elles partageaient entreelles suivant l’importance du commerce de chacun.Au marchand à chevaux anglais et tilbury la partatteignait jusqu’à 10,000 francs et au delà; celledu marchand en blouse, avec redingote dessous, de500 à 50 fr.; celle des rapaces, à veste et blousesans broderie, se réduisait seulement à une grandeconsommation en bonne chère et force spiritueux ;c’est bien peu, sans doute, mais cette part constatel’association depuis le dernier jusqu’au premier. Or,dans l’intérêt des honnêtes exploitants, nous croyonsdevoir faire remarquer ici que ces bénéfices decirconstance sont comme l’argent gagné au jeu, qui
(*) De 1808 à 1 S 1 0, il s’établit entre les principaux agents forestiers clquelques marchands de bois une telle intelligence, que, sous le prétexted’abattre les arbres morts et dépérissants, on faisait, en quelque sorte,coupe blanche dans les forêts impériales de Fontainebleau et de Crécy.Le duc d’Olrante, dont Pœit vigilant perçait partout, en instruisitl’empereur; et, comme les coupables savaient qu’il lui fallait promptejustice, le conservateur de Fontainebleau se brûla la cervelle, un mar-chand de bois de Vineennes en fit autant, et un autre de Montereau (Seine-et-Marne ) se pendit dans son grenier : deux grands exploitantsde la Brie en furent quittes pour la peur, en se réduisant au simplemobilier insaisissable.