CHAPITRE VII.
MJ FLOTTAGE SUR LES RUISSEAUX.
Nous avons parlé très-succinctement, dans notrepremier volume , des essais du flottage des bois àbûches perdues, comment et de quelle manière ilsavaient eu lieu en France ; persuadé que ce modeéconomique de transport pourra être adopté dansquelques contrées où les bois sont sans valeur ouchez les peuples moins avancés que nous en indus-trie, nous allons entrer dans de plus grands détailsà cet égard.
Le bois le plus lourd, après six mois d’empilageseulement, peut flotter sur un pied d’eau et mêmemoins quand le ruisseau a beaucoup de rapidité.
Il est important d’abord d’empiler le bois à mesurequ’il arrive de la vente sur les ports, il sèche mieuxqu’en roule (*); en outre, l’ordre et l’intérêt de l’exploi-tant l’exigent. Il y a, sur presque tous les ports, dubois appartenant à différents marchands, qui se dis—
(*) Un roule diffère d’une pile en ce qu’il est fait sans roseau et sanssymétrie ; on prend le bois du roule pour en former les piles.