DU FLOTTAGE SUR LES RUISSEAUX.
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putent souvent l’avantage de l’avoir près du ruis-seau, en ce que non-seulement il en coûte moins defrais de jetage, mais étant plus aéré, il sèchemieux, et, en outre, la jouissance en est cer-taine, parce qu’il part avec les premières eaux,tandis que les bois des dernières piles d’un portrestent quelquefois, lors des eaux rares, pourl’année suivante ; dans ce cas, ils perdent enintérêt, et en détérioration, 20 pour 100.
Pour être en premier rang , c’est-à-dire le plusprès de la rive, on a grand soin de marquer sa placeplusieurs mois à l’avance.
Quand un marchand intelligent craint la concur-rence, il se hâte alors de faire scier quelques bûchesdes premières lances .*) abattues dans la forêt, etaussitôt les fait frapper de son marteau (qui, selonl'usage, est dûment enregistré au greffe du tribunalcivil) et les envoie au port, en les répandant çàet là à trois et quatre pieds l’une de l’autre sur larive ou le terrain du port qu’il a l’intention de faireoccuper pâr les produits de son exploitation ; uneCorde suffit pour assurer l’emplacement de mille.
Celui qui déposerait son bois sur un port marquéserait obligé de rendre l’emplacement usurpé,ensuite de le transporter ailleurs, et serait en outrecondamné, d’après les usages et coutumes desports flottables, à tous les dommages - intérêtsqui se règlent par le tribunal de commerce oule juge de. paix du lieu, à raison du tort plus ou
(*) On appelle une lance l’arbre sur pied ou lige de belle venue.
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