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Tome deuxième.
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SUR UES RUISSEAUX.

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distance de la tête du biez ; elle est à la charge ducommerce, ainsi que son entretien : on la construitordinairement avec des madriers en chêne de 6 à9 pouces d’équarrissage (162 à 244 millimètres), et desplanches d’un pouce d’épaisseur (27 millimètres).Celte espèce de tombereau se ferme avec une pelle enbois de 9 à 12 pieds (2 mètres 924 à 3 mètres898 millimètres) de hauteur, queue comprise, en-claves dans les rainures de deux montants de 12 à15 pouces (325 à 406 mil.); il est couronné, par le haut,d’un chapiteau, au milieu duquel on perce un troucarré où passe la queue, ayant de large, sur autantd’épaisseur que les montants, 9 pouces (244 milli-mètres). Une vanne coûte, suivant l’importance duruisseau, depuis 75 francs jusqu’à 1,500 francs.

Toutes les dispositions pour flotter étant achevéeset les bois en ordre à l’avance, on doit se tenir prêtà jeter au premier gonflement des sources, qui a lieuordinairement, de la fin d'octobre à novembre ou àla fin de l’hiver, sur les ruisseaux ingrats, et particu-liérement à la fonte des neiges ou glaces. Le jetage desbois se fait à mains d’hommes, de femmes et d’enfants,et par des voitures à bœufs et à chevaux, quand lespiles sont éloignées ; il coûte de 15 à 20 centimesle décastère, près du ruisseau, en seconde pile, de30 à 60 centimes, en quatrième et en cinquièmepiles, de 1 fr. 50 c. jusqu’à 2 fr. 50 c. le décastère.Ce transport se fait dans certaines occasions, à lajournée, mais presque toujours à l’entreprise;ce dernier mode revient à meilleur marché, il est