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Tome deuxième.
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DU FLOTTAGE

moins grand qu’il aurait causé au premier occupant.

Les bois empilés doivent être martelés et régalésà la fin d’octobre (nous entendons par régalage undouble martelage).

Un marteleur soigneux de son ouvrage doitrepasser sur un premier martelage et frapper de sonmarteau toutes les bûches oubliées ou mal marquées.

Avant, pendant et après ces opérations préliminai-res , les eaux qui servent au flottage des ruisseauxsont retenues par des étangs dont les uns sont spé-cialement destinés au flottage et les autres à alimenterdes moulins, forges et autres usines, mais qui doi-vent toutes leurs eaux quand les flots de bois sonten coulage (*). Ceux qui nourrissent du poisson ontdeux bondages, l’un pour le flottage, l’autre pour lapêche du poisson ; ce dernier hondage est situé au-dessous du niveau de l’autre.

On a soin, avant le flottage, de nettoyer le ruis-seau de ses joncs , on creuse les graviers amonceléspar les eaux, et même dans les endroits où le ruis-seau est trop large , on garnit ses bords de pieux etde fascines pour le rétrécir ou le rendre plus rapide ;enfin on le dégage autant que possible de tous lesobjets qui peuvent entraver l’écoulage du flot, onretient ensuite, en aval des étangs, les eaux sur lesbiez des moulins où le commerce a toujours à sa dis-position une porte ou couloir, qu’on appelle vannedes marchands. Celte vanne est construite à peu de

(*) Chap. xvn, art. 13. Ord. de 1G7 2.