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DU FLOTTAGE
qu’elles variaient à ehaque port. Par exemple :
A Clamecy (Nièvre ), elle était de 4 stères 7 décist.
A Vermanton (Yonne ), 4 id. 9 id.
Sur certains ruisseaux et dansles ventes elles excédaient 6 id.
Dans ce conflit de mesure (*), c’est l’anciennecorde des eaux et forêts dite de l’ordonnance, de112 pieds cubes, qui doit prévaloir, voilà la mesurelégale ; en conséquence, les prix indiqués ci-dessusde 40 centimes par corde ou par 3 stères 840 mil-listères, sur pré, et de 26 centimes sur terre, doiventêtre maintenus, encore bien que, depuis 1825, l’usageest de ne percevoir, en beaucoup de lieux, que 30 ou20 centimes. Une augmentation, au surplus , étaitun droit bien acquis; car, en 1672, le setier de blé,qui ne passait pas 13 francs, n’a que doublé de prix(26 à 30 fr.), tandis que le bois, qui ne se vendait alorsque 40 à 50 fr. l’arpent, coûte maintenant de 400à 500 francs (dix fois plus).
Quand un flot est en écoulage, on place tous les hui-tièmes delieue(250 mètres environ) sur les petits ruis-seaux et à de plus fortes distances sur les grands, no-tamment près des graviers, rochers, sur les vanna-ges, enfin dans les endroits où le bois peut s’arrêter,des hommes pour le pousser, c’est-à-dire pour le re-
(*) Sur l’exploitation, l’emplacement et Pécoulage des bois, naissent,chaque jour, des procès déplorables, parce que les ordonnances de 1669et 1672 exigent maintenant d’importantes modifications ; puisse notreaibl e voix être entendue et amener nos législateurs à y pourvoir ens’aidant, toutefois, des renseignements des syndics de l’Yonne et de laCure, hommes instruits et d’une haute capacité dans la matière !