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Tome deuxième.
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DU FLOTTAGE

fait peu de canards et se trouve aussi beau que s’il n’ yavait pas été flotté; à mesure qu’il arrive au port dutirage, il est ordinairement appuyé sur des arrêts quibarrent la rivière : ce sont de; grands arbres appeléschevalets, de la plus forte dimension, qu’on arrachemême pour leur faire une tête forte, afin de peserdavantage sur leur base et les rendre plus solides v *).

A quelques pieds de cette tête, ils sont soutenuspar deux poteaux v à un mètre environ au-dessous),espèce de bras, fichés dans l’eau, qui forment deschevaux de frise ; on les place ensuite de front six ouhuit ensemble, selon la largeur de la îivière et laforce du courant, et à cinq ou six mètres de distancel’un de l’autre; ainsi rangés, on les traverse pardes madriers de 27 à 37 centimètres d’équarrissage ,appelés chanlattes, puis par des perches d’Avallan etpar des chantiers qu’on lie dessus, ainsi qu’en travers,afin d’empêcher les bûches dépasser, sans nuire, tou-tefois, à l’écoulement des eaux, et, pour plus de sûretéenfin, on traverse encore ces arrêts, de deux câbles plusou moins forts (un petit etungros), selon l’importancede l’arrêt, qu’on attache aux deux rives par des poteauxou roulés sur un cabestan, pour les brider à volonté,et ensuite, à droite et à gauche en amont, on garnit lesbords de la rivière de forts pieux appelés armures,pour la barrer entièrement; ces pieux doivent êtreproportionnés à la hauteur que peuvent atteindre leseaux, allant toujours en diminuant d’élévation jus-qu’à celle des bûches dont presque toute une rivière

'*) Voir n° -15.