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Tome deuxième.
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SUR LES RUISSEAUX.

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ou ruisseau de flottage à bûches perdues est nécessai-rement fourni, et qu’on ramasse au fur et à mesurede la marche des flots, particulièrement en touchantla queue. Il ne faut pas, toutefois, être parcimonieuxsur la dépense d’un arrêt, car il peut être la sauve-garde d’un million de marchandises qu’il faut tou-jours s’attacher à garantir des grandes inondations.

Nous avons parlé, dans notre premier volume, p. 7,de l’inondation d’avril 1642, sous Louis XIII : il y ena eu une autre plus grande encore en 1740, sousLouis XY, qui obligea les habitants de Clamecy (Nièvre ) à rester une nuitentière et plus d’un jour dansleurs greniers ou suspendus à leurs planchers; celledu 2 mai 1836, qui déplaça plus de 20,000décastéresde bois depuis l’Yonne jusqu’à la Seine , fut loin encored’être aussi violente, quoiqu’elle ait causé de grandsdésastres et disséminé presque tous les bois en étatsur l’Yonne , les rivières qui y affluent, et mêmesur la Seine . Qu’on se rassure cependant, quand unarrêt se débâcle ou se casse ( car c’est ainsi qu’onappelle le brisement d’un arrêt), peu de bois est perdu;le courant de l'inondation, quoique extrêmementrapide alors, le jette naturellement à droite et à gauchesur les propriétés riveraines, particulièrement sur leshaies, les traces, les buissons et au pied des arbresisolés; il s’en réfugie aussi de grandes quantités dansles gours et vallées, où l’eau, particulièrement, estdormante. Tout ce bois, nous l’assurons, se trou-verait, s’il n’était volé par des particuliers.

Les eaux une fois rentrées dans leur lit, on ra-