DU FLOTTAGE
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masse les bois avec des brouettes et des voitures, pourles ramener sur les bords des rivières, et la dépensevarie de 5 à 10 francs le décastére, en raison de lamasse ou de la plus ou moins grande difficulté deleurs rapprochements.
Les arrêts ne se forment que dans les racles (*), oùl’eau est presque dormante ; pour mieux assurer leboiscontre les grandes crues d’eau, ces arrêts sont pres-que toujours construits au-dessus des pertuis ; onfait, à peu de distance de leur tète, un amas en bûchesdes premiers bois arrivés, pour les appuyer davan-tage et les rendre immobiles sur leurs pieds.
Ces bûches ainsi placées forment, en outre, un che-min d’une riveà l’autre de la rivière, qui fait pont et sertde passage aux employés et ouvriers chargés du flot-tage des bois.
Sur les ports de flottage en train, pour que ladessiccation du bois ait lieu plus promptement, unrèglement nouvellement en vigueur ordonne que lespiles doivent avoir de distance entre elles 66 centi-mètres, et, en cas de nécessité, au moins 16 centi-mètres. (Voir notre article Empilage, page 104.)
Les ouvriers des flots et trains peuvent travaillerles jours fériés, excepté aux grandes fêtes de Noël ,Pâques , Pentecôte et Toussaint (ordonnance de1672, chap. II, art. 1 er ); mais cet article del’ordonnance est tombé en désuétude par celui de lacharte, qui ne reconnaît aucune religion dominante
H On appelle racles les parties les plus profondes de la rivière, oùl'eau est conséquemment moins rapide.