SUR LES RUISSEAUX.
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une grande action, et même en transpiration, quel-que froid qu’il fasse.
Lorsque le flot est très-considérable et que lespluies grossissent subitement les eaux ; enfin , lors-qu’il y a urgence de tirer le bois, les ouvriers, tropcommunément, au lieu de se mettre immédiatementà l’ouvrage , se réunissent pour avoir une augmen-tation de prix; c’est ce qu’on appelle barrer.
Il faut alors se hâter de céder à leurs exigences, àmoins qu’on ne parvienne à détruire l’effet de ces coa 1 i-tions, injustes pour le propriétaire qu’on rançonne paravidité et fâcheuses pour l’ouvrier lui-même qui, pen-dant la durée de la coalition, dépense et ne gagne rien.
Ces coalitions ne viennent d’ordinaire que parquelques ouvriers mauvaises têtes qui entraînent lesmasses ; mais on déjoue quelquefois leurs projets endonnant secrètement des pourboires à d’honnêtes etbons ouvriers, qui se mettent aussitôt à l’ouvrageet par leur exemple rétablissent l’ordre.
Chaque ouvrier, sur les ports flottables en trains,a droit à emporter le soir un faix de sept rondinsd’environ deux pouces et demi de diamètre ( 7 cen-timètres); mais ce droit ne s’étend pas au delà desports d’entrepôt ; il ne peut avoir cette faculté surles ruisseaux de flottage. Chaque faix pèse environ19 à 22 kilogrammes en bois de flot et *25 à 26 kilo-grammes en bois neuf, 180 forment le déeastère ou80 environ pour l’ancienne corde : le prix en variesuivant le cours du bois et sa qualité; c’est, ordi-nairement, de 35 à 50 centimes le faix.
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