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DU FLOTTAGE
Cet étang, construit simplement en terre avec unbondage en bois et sans chemin, ne serait revenuqu’à 4 ou 5,000 francs.
Les étangs qui ont intérieurement des sources abon-dantes pour les alimenter ou des ruisseaux au-dessuset qui se jettent dedans, comme celui de T Yonne prèsChàteau-Chinon (Nièvre ), en une nuit se remplissent,tandis que ceux qui n’ont que les eaux pluviales ontbesoin de plusieurs jours et nuits ; il en est à qui ilfaut tout l’hiver et même la fonte des neiges, commeceux d’Aron, de la Colancelle et autres (Nièvre ).
Faute d’une source qui ne fournit pas abondam-ment, on ne peut, sur des ruisseaux ingrats, jeterquelquefois son bois la première année ; alors, chaqueannée qu’un bois est en non-jouissance, il perd en dé-térioration et intérêt du capital 20 pour 100. Or il estnécessaire, sur ces ruisseaux, d’avoir un surveillantet de donner l’ordre de jeter au moment où il y apossibilité de flotter, sans perdre un seul instantainsi une forte pluie arrivera le soir à quatre ou cinqheures; le lendemain matin, à pareille heure, mêmeauparavant, la source qui alimente l’étang de flottageou le ruisseau permettra de jeter le quart ou la moitiédu bois déposé sur les ports, et assez ordinairement latotalité, comme aux ruisseaux de Chamoux (Yonne ),de lloudan et d’Arthel (Nièvre ); il faut donc en profi-ter sur-le-champ, car quelques heures plus tard il neserait plus temps.
On emploie, dans ce cas, les ouvriers au jetage sui-de pareils ruisseaux, même la nuit, à la clarté de la