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Tome deuxième.
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SUR LES RUISSEAUX.

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lune ou à la lueur des feux allumés sur les bords,pour chauffer et sécher les flotteurs.

Quand l’eau baisse et qu’il n’y a plus que la quan-tité nécessaire pour conduire un tiers ou moitié desbois au port de flottage en train, il ne faut pas né-gliger de couper queue, c’est-à-dire de cesser le je-tage; on le reprend ensuite à une autre occasion d’eau,pour ne pas être forcé de retirer en route en totalitéou en partie le bois qu’on aura mis dans le ruisseau.

Un étang contient depuis une courue jusqu’àdouze, même, plus et à l’infini quand il peut s’em-plir toutes les nuits ; on entend par courues d’eauautant de journées de flottage, et ces journées durentdepuis deux ou trois heures du matin jusqu'à troisà quatre heures du soir, suivant l’importance del’étang et des bois du ruisseau : il y en a de dix heures,de huit, de six, même de quatre, en un mot, d’a-près ce qu’on peut avoir d’eau en réserve, du tempsqu’on peut conserver les ouvriers et de l’intérêt qu’ona de prodiguer ou de ménager les courues.

Chaque ruisseau doit suivre exactement son règle-ment d’eau.

Les moulins et usines doivent avoir leurs vannesonvertes pendant vingt-quatre heures, moyennantles rétributions dont nous avons parlé, page 247 .

Les premières courues ne prennent que quelquespouces de la superficie de l’eau, notamment quandl’étang a une vaste étendue ; toutefois elles sont tou-jours les plus avantageuses au flottage, parce qu’ensortant de la bonde de l’ctang elles sont refoulées