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DU FLOTTAGE
par celles qui restent, le poids de ces dernières pe-sant constamment sur celles qui s’écoulent.
Les gorges des hautes montagnes où les sources etruisseaux abondent sont très-favorables à la cons-truction des étangs et ruisseaux de flottage, si, ce-pendant, les rochers ne s’y opposent pas.; lorsque lesruisseaux pourtant en sont par trop hérissés, on yfait jouer la mine et on parvient ainsi à les rendrenavigables, en considérant que sur quatre pieds delarge seulement on peut faire couler un flot de boisà bûches de 114 centimètres de long.
Une construction d’étang de flottage coûte de2,500 à 25,000 francs, selon son importance, c’est-à-dire d’après le volume d’eau qu’il doit contenir,la largeur de la chaussée d’une colline à l’autre;enfin sa situation sur un emplacement plus ou moinsfavorable : quant au danger des inondations, il y atel étang du Morvan qui, lors des orages, seraitabimé par les torrents d’eau s’il n’était construitavec intelligence sur la connaissance des lieux et très-solidement.
Un étang où il y a de l’eau se dégrade moins quelorsqu’il est à sec; les rats, les mulots, les serpents fontdes percées et abîment les chaussées, lesquelles secrevassent, en outre, dans les grandes sécheresses ;il faut donc toujours y tenir un peu d’eau ; c’estun moyen de conservation pour les empellements, lesgrils et la chaussée surtout.
En vue de compléter notre article sur le flottage,nous croyons devoir parler des allingres dont on se