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DU FLOTTAGE
la délie et la relie de suite de gauche à droite, c’est-à-dire dans un sens contraire à la première ligature,pour ramener la percheà lui et recommencer ainsi tantque la manœuvre du perchage ou boutage a lieu.
Cette perche doit avoir de 15 à 1 7 pieds ( 5 mèt. à5 mètres 66 mil.) de long, suivant la profondeur dela rivière; elle est ordinairement en chêne ou charmeet armée, au bout, d’un croc ou piquet en fer à uneseule branche.
Nous pensons que l’usage de la perche d’Avallan,tenue à la main et liée par une chaîne en rouette, estplus commode que la charrée. On charre sur le Mo-rin, de même sur la petite et grande Seine .
Sur la Marne , on conduit les trains, suivant les eauxet les localités, avec des rames ou avirons, ainsi qu’à lacharrée et avec des mandolles. Les rames ou avironssont méplats, après 10 pieds 3 mètres 248 millim.),jusqu’à leur extrémité, comme une spatule, et ont16 pouces ( 433 millimètres ) de circonférence aumilieu ; l’usage en est de nécessité absolue surcette rivière , parce qu’il y a des endroits telle-ment profonds qu’on ne pourrait faire usage des per-ches ni de la charrée, particulièrement à certainesépoques de l’année ; elles ont communément de 18 à25 pieds de long (6 à 8 mètres), et sont en verne ettremble. Les mandolles sont une autre espèce de ra-mes ou avirons arrondis jusqu’à 8 pieds ( 2 mèt.599 millim. ), puis méplats jusqu’au bout; le mé-plat a 6 ou 7 pouces de large ( 15 à 20 centimètres )sur 2 pouces 1/2 d’épaisseur (8 centimètres), avec une