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Tome deuxième.
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DES DEFRICHEMENTS .

le plus petit jusqu’au plus riche, désirent la loi dudéfrichement, parce qu’ils défricheront, d’une part,les bois qui leur présenteront de l’avantage; ensuiteils se flattent qu’ils vendront mieux ceux qui leurresteront : celui même d’entre eux qui n’aura pasl’intention de défricher maintenant y applaudira dansson intérêt à venir, en calculant que, si on permet ledéfrichement, le bois, peu d’années après, deviendratrès-rare. Une fois qu’on sera arrivé à cette position,nous ne doutons pas que l’État ne suspende toutes lesventes de fonds; il aurait alors, en dédommagementdu préjudice porté au sol forestier, un revenu plusélevé même qu’avant les 105,000 hectares qu’il avendus en 1830 avec faculté de défrichement, nousn’hésitons pas à le lui assurer.

La première demande en défrichement a été pré-sentée par M. Anisson Duperro», député de Rouen ,en 1834, et renouvelée par lui en 1835-1837-1838et 1839. Nous le concevons facilement ; la Norman-die , par sa position topographique, n’a pas de vigneset abonde en ruisseaux et rivières ; son sol gras, seshéritages entourés de lisières boisées suffisent, et audelà, aux besoins des localités; ce pays enfin, dont lesforêts seraient encore vierges sans les soixante-deuxfeux de forges et hauts fourneaux qui sillonnent cetteprovince, ce serait, il est vrai, la contrée où les défri-chements auraient le plus'de succès. Ce pays, nous enconviendrons, pourrait probablement gagner beau-coup à un défrichement, pourvu, toutefois, qu’il n’ex-eédàt pas un cinquième de son sol forestier. (Voir le