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Tome deuxième.
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UES DEFRICHEMENTS-

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une nuit, vingt-cinq milliers d’eau ou vingt-quatretonneaux , jauge d’Orléans , qu’ils digèrent ensuiteaprès s'en être nourris. C’est beaucoup. Quelquesauteurs ne portent cette absorption qu’à 150 livresen vingt-quatre heures; nous pensons que cettedernière évaluation est plus rapprochée de la vérité :ce qu’il y a de certain et de non contesté aujourd'hui,c’est que les arbres attirent les eaux et les rendentensuite pour se former en pluie. M. le duc de Ra-guse, dans la relation de son voyage en Egypte , an-nonce qu’il n’y pleut jamais, excepté au Caire età Alexandrie environ quarante jours par an, spé-cialement à cause des plantations faites autour de cesdeux villes, depuis le passage de l’armée françaiseen 1798. M. Jomard, orientaliste célèbre, qui afait partie de la commission scientifique d’Egypteet entretenu des rapports continuels avec le souverainde ce pays, dans la séance académique du 13 maidernier, a réfuté l’assertion du duc de Raguse , et ila conclu, avec l’appui du docteur Destouches, résidantau Caire, que la commune des pluies au Caire et àAlexandrie, ainsi que dans toute l’Egypte , était dequinze à seize jours par an ; qu’enfin les plantationsfaites par Mehemet Ali , quoique dans un sol très-riche, et s’élevant à plus de seize millions de piedsd’arbres, sont encore sans influence sur la quantiléannuelle des pluies. Au surplus, quelle que soit ladifférence des opinions entre ces deux illustresnarrateurs , en considérant que la commune en