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mettait l’eau et le bois au premier rang des besoinsde la vie. Comme amateur, nous ne finirions pas surce chapitre; et pour faire connaître, au surplus, à noslecteurs une plus puissante autorité que la nôtre, nousrapporterons l’exorde si remarquable deM. le vicomtede Martignac. lors de la présentation du code forestieren 1829.
« La conservation des forêts est l’un des premiers« intérêts des sociétés et, par conséquent l’un des« premiers devoirs des gouvernements. Tous les be-« soins de la vie se lient à cette conservation, l’agri-« culture, l’architecture, presque toutes les industries« y cherchent des aliments et des ressources que rienn ne pourrait remplacer.
« Nécessaires aux individus, les forêts ne le sont« pas moins aux Etats ; c’est dans leur sein que le com-« merce trouve ses moyens de transport et d’échange,u c’est à elles que les gouvernements demandent des« éléments de protection, de sûreté et de gloire.
« Ce n’est pas seulement par les richesses qu’of-« fre l’exploitation de forêts sagement combinées« qu’il faut juger de leur utilité, leur existence esta un bienfait inappréciable pour les pays qui lesa possèdent, soit qu’elles protègent et alimentent les« sources et les rivières , soit qu’elles soutiennent et« affermissent le sol de montagnes , soit qu’ellesu exercent sur l’atmosphère une heureuse et salu-<f taire influence.
« La destruction des forêts est souvent devenue,(( pour les pays qui en furent frappés, une véritable