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« calamité et une cause prochaine de décadence et« de ruine , leur dégradation , leur réduction au-« dessous des besoins présents et à venir est un deu ces malheurs qu’il faut prévenir, une de ces fautes« que rien ne saurait excuser et qui ne se réparent« que par des siècles de persévérance et de privations.
« Pénétrés de cette vérité, les législateurs de tousa les âges ont fait de la conservation des forêts l’objet« de leur sollicitude particulière.
« Malheureusement les intérêts privés , c’est-à-« dire ceux dont faction directe et immédiate se fait« sentir avec plus de puissance et d’empire , sont« fréquemment en opposition avec ce grand intérêt« du pays, et les lois qui le protègent sont trop sou-« vent impuissantes.
« Pendant plusieurs siècles, les efforts de nos rois« luttèrent contre les abus auxquels les forêts de« l’État étaient (^posées et contre les spéculations im-« prudentes de la propriété privée j mais ces efforts« ne furent pas constamment heureux.
» Le désordre toujours croissant et la nécessité« d’y porter un prompt remède fixèrent l’attention« de Louis XIV , et l’ordonnance de 1669, fruit d’un« long travail et des méditations de conseillers ha-ie biles , prit rang parmi les monuments d’un règne« illustré par tous les genres de gloire. »
A ce précieux document contre le défrichement,nous croyons devoir encore ajouter que presque tousles conseils généraux de départemement ont réclamécontre la dévastation des forêts et en ont signalé les